La mode… « Une femme a toujours, en vérité, la situation qu’elle impose par l’illusion qu’elle sait produire » Guy de Maupassant fait ici référence à l’engouement des femmes pour s’habiller, et le reflet qu’elles arborent en société. Le bon goût s’allie avec le désir d’indépendance, le sens des convenances s’entremêle de fantaisies, et chacune peut créer son propre style, qui la représentera aux yeux de
tous ceux qu’elle croisera.

Inutile de se leurrer : l’habit fait le moine dans notre société, c’est donc un droit et un devoir pour chacune d’entre nous, de déterminer ses habillages, telle une extériorisation des qualités que l’on souhaite affirmer en public. Chacune d’entre vous est forte, spéciale, libre, belle et élégante, chacune a sa manière propre de s’exprimer à travers la tenue qu’elle décide de choisir.

Le style bohème pas chic

Plusieurs styles pourraient vous convaincre, mais il en existe un, indémodable par sa fluidité et sa capacité à s’intégrer partout : le mouvement bohème.
Historiquement, au XIXe siècle, l’inspiration bohème désigne un individu marginal, insouciant des règles de la société et pauvre, tels des étudiants, des artistes ou des mendiants, puisque les vêtements étaient confectionnés à partir de fripes, comme un patchwork de tissus.  Un libre penseur, naturel, décontracté et délivré du regard des autres : c’est à un art de vivre à part entière !

Bohème et libre : l’ évolution 

Au XXe siècle, le phénomène bohème atteint son apothéose : à Paris, du quartier latin au quartier Montmartre, dont le chemin vers la rédemption du bohème se doit en partie à Henri de Toulouse-Lautrec, qui décrit la légèreté, la libération, le libre arbitre dont font preuve les artistes, inspirés des origines orientales. M. De Toulouse-Lautrec a été l’une des figures de proue de cette période en
dépeignant le style et les meurs des adeptes de la vie de bohème, une façon de vivre au jour le jour, dans la pauvreté mais aussi dans l’insouciance.

Par la suite, ce style excentrique se popularisa lors de la sortie « Un prince de la bohème » de Balzac, et, plus proche, « La bohème » en 1966 par Charles Aznavour, en corrélation avec le style hippie, en contre-révolution passive de la guerre du Vietnam, se rejoignant au niveau de l’accoutrement vestimentaire décalé et de leur mode de vie en marge de la société. 

Aujoud’hui, le terme de « bobo » a vu le jour, contraction de bourgeois et de bohème. Ce mouvement innovant devient: la tendance bohème-chic, indémodable,, élégante, plébiscitées par les grands créateurs, le stars, les stylistes… Notamment Tonino Benacquista qui pose les nouvelles bases du bohème à la française dans son films « Les Morsures de l’aube » de 1992.